1923-06-25 Mariage Claude et Agnès - Article du Courrier de l'Escaut
Lundi 25 Juin en l’église paroissiale de Pecq a été célébré le mariage de M. Claude Saint-Léger, volontaire de guerre et industriel à Liennetières Lez-Lille, avec Mlle Agnès Wattinne, fille de M. et Mme Wattinne-Droulers, propriétaires du château du Biez à Pecq. Dès l’aube, les drapeaux flottent aux fenêtres, des arcs de triomphe se dressent rapidement sur la route qui suivra le cortège nuptial : des inscriptions formant des vœux de bonheur se trouvent au frontispice des portes royales. Un service d’ordre est organisé par la gendarmerie vu le nombre considérable d’autos qui prennent part au défilé du cortège nuptial. A 11h, les premiers invités font leur entrée dans notre magnifique église restaurée, véritable joyau d’architecture gothique, restauration due à M. l’architecte Clerbaux, dont les plans furent si bien interprêtés par l’entrepreneur M. Renoirte. La bénédiction nuptiale est donnée par M. l’abbé Lesbienne, parent de la mariée. Dans une allocution de circonstance M. L’abbé Lesbienne montre les grandeurs, les devoirs, les obligations, les liens sacrés et indéfectibles du mariage et les joies ineffables des familles nombreuses : il présente ses vœux de bonheur à ceux qu’il vient d’unir devant Dieu, et montre aussi M. Saint-Léger faisant tout son devoir envers son pays comme volontaire de guerre au service de la France.
Ensuite, M. l’abbé Monvotsin, curé de la paroisse célèbre le Saint-Sacrifice de la messe pendant laquelle la chorale mixte de St Christophe interpréta successivement un « Panis Angelicus », le « Benedictus » de Gounod, un « Souvenez vous » et un « Alléluia » de Haendel ; ces morceaux de maître furent exécutés avec perfection ; à remarquer spécialement les soli qui ont fait une impression remarquable, par la pureté et la fraîcheur des voix. L’organiste interpréta un « menuet de la Suite gothique » de Boëllmann.
Dans les nefs du temple se pressait une foule pieuse et recueillie de parents et d’amis. Une décoration magnifique et une illumination appropriée faisaient ressortir les contours et les lignes harmonieuses de l’église. A la sortie, sous le porche de l’église, les religieuses de la Providence, avec une délégation de demoiselles du quartier du château du Biez, présentèrent leurs vœux. Mlle Anne-Marie Gihnant dit un gentil compliment aux époux et Mlles Madeleine Leclercq et Nelly Pertois leur offrirent une gerbe. Dans l’après midi la Fanfare communale catholique « Les amis Réunis », dont M. Wattinne est le président d’honneur, se rendit au château pour féliciter les mariés et leur donner une aubade. M. Zénobe Decourcelle, au nom de la Société de musique et de la Société mutuelle « Les Travailleurs Pecquois » dont il est respectivement vice-président et président exprima les vœux des membres. M. Debouvre, président et les déportés offrirent avec leurs vœux de superbes gerbes. Un peu plus tard la Fanfare Royale vint donner une aubade. M. Martougin ainsi que M. Lagage, de la société mutuelle « La Prévoyance » offrirent à leur tour vœux et fleurs. La Fanfare d’Estaimbourg fut aussi du nombre des sociétés participantes. Le champagne fut offert à toutes les sociétés et aux invités par M. et Mme Wattinne.
Malheureusement, vers 5 heures, la pluie vint contrarier les réjouissances projetées pour la soirée.
Les témoins à la cérémonie nuptiale étaient pour M. Claude Saint-Léger, MM. Gilbert Durant et Donat Agache ; pour Mlle Agnès Wattinne, M. Chares Droulers ___ d’Anglu, son oncle, et Jean Joire.
M. l’abbé Pierre Lesbienne qui bénit il y a 21 ans l’union de M. et Mme Wattinne et qui eut marié probablement sa nièce Mlle A. Wattinne fut tué pendant la grande guerre de 1914-1918 secourant les blessés au front.